Congé solidaire

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en décembre 2019

Sommaire

Une personne qui a une activité professionnelle peut, grâce à certains dispositifs, vivre une expérience à l’étranger au sein d’une association pour y exercer une activité d’utilité sociale, tout en bénéficiant d’un appui et d’une structure organisée.

Trois dispositifs différents peuvent être cités. Il s’agit du congé de solidarité internationale, du volontariat des Nations Unies (pour des missions de moins de trois mois) mais aussi du congé solidaire.

Par qui le congé solidaire a-t-il été créé ?

C’est l’association Planète Urgence qui a créé le congé solidaire, avec le soutien du ministère des Affaires étrangères. Planète Urgence soutient des projets mis en œuvre dans des situations de vulnérabilité économique et sociale des populations, et de destruction ou menace des milieux naturels.

Quel est le principe du congé solidaire ?

Le congé solidaire est ouvert à tout salarié ou tout agent de collectivité. Il est inutile d’être un professionnel de l’humanitaire ou de l’aide au développement pour en bénéficier. En effet, toute personne possède une compétence, un savoir-faire professionnel ou personnel, qui est potentiellement utile à autrui.

Grâce au congé solidaire, le bénéficiaire va ainsi partager ses connaissances en faveur d'un projet porté et mis en œuvre par les populations d’un pays qui n'ont pas accès à la formation professionnelle ou pour lesquelles le coût d'une compétence extérieure est trop élevé.

Quelle est la durée du congé solidaire ?

Le congé solidaire n’est pas un dispositif prévu par la loi comme l’est le congé de solidarité mentionné aux articles L. 3142-67 et suivants du Code du travail.

Le congé solidaire permet donc à son bénéficiaire de partir pour une mission pendant ses congés personnels. La durée d’une mission ne dépasse jamais quatre semaines d'affilées et d’une manière générale, les missions ont une durée de 15 jours.

Comment est financé le congé solidaire ?

Aucune subvention directe n’est prévue pour financer ou co-financer les départs en mission de Congé Solidaire. Il appartient donc au volontaire ou à son employeur de faire un don financier à l'association.

Le montant de ce financement permet de prendre en charge les frais de fonctionnement de l’association, les dépenses effectuées sur place pour le salarié et un don offert à la structure du pays d’accueil.

En 2017, si le volontaire part en mission avec le soutien de son employeur, celui-ci versera un don à Planète Urgence de 2 500 € (fiscalement déductible à hauteur de 60 %). Si le volontaire part sans un tel soutien, il doit alors verser lui-même (ou ses proches) un don à Planète Urgence de 1 850 €. Ce don est fiscalement déductible à hauteur de 66 % si le volontaire est imposable.

Comment s’organise la mission ?

La mission est encadrée par l’organisation, que ce soit Planète Urgence ou une autre, assurant l’accompagnement du bénéficiaire en amont, pendant mais aussi, après la mission.

Ainsi, par exemple, le volontaire bénéficie d’une formation de trois jours avant son départ. Au cours de sa mission, le volontaire est accueilli par des correspondants locaux. À la fin du séjour, le volontaire doit procéder à un débriefing avec le partenaire local bénéficiaire de la mission. Enfin, le volontaire doit, dès son retour en France, adresser son rapport de fin de mission dans un délai maximum d'un mois, permettant de tirer les conclusions objectives de l’intervention et de briefer au mieux les volontaires qui prolongeront le travail effectué ou partiront sur des missions de même nature.