Licenciement d'une femme enceinte

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en janvier 2019

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La femme enceinte est protégée par le droit du travail : il est interdit de la licencier pendant son congé de maternité.

Par principe, en effet, pendant la période de congé de maternité, la salariée enceinte ne peut à aucun moment et pour aucun motif être licenciée pendant la durée totale du congé de maternité. Selon l'article L. 1225-18 du Code du travail, cette durée varie de 16 semaines (un enfant à naître) à 46 semaines (3 enfants à naître). Le point maintenant.

Congé maternité et licenciement femme enceinte

Information de l'employeur

La loi prévoit que la protection débute à la réception du certificat médical justifiant que la salariée est enceinte. Il est donc vivement conseillé de l'adresser à l'employeur par lettre recommandée avec avis de réception afin de se constituer une preuve de la date d'information (article R. 1225-2 du Code du travail).

Périodes où la salariée peut être licenciée

  • avant le congé maternité ;
  • après le congé maternité : pendant la période de 10 semaines suivant la fin du congé maternité.

Motifs valables d'un licenciement

Deux motifs peuvent alors justifier le licenciement de la salariée en état de grossesse selon l'article L. 1225-4-1 du Code du travail :

  • S'il existe une faute grave de l'intéressée, non liée à l'état de grossesse, à l'accouchement ou à l'adoption. (La faute grave constitue une faute de la salariée d'une gravité telle qu'elle rend impossible le maintien de la salariée dans l'entreprise, par exemple : destruction du matériel de l'entreprise,vol, abandon de poste).
  • En cas d'impossibilité de maintenir le contrat de travail pour un motif étranger à la grossesse ou à l'accouchement (par exemple licenciement pour un motif économique).

Dans ces deux cas, le licenciement de la salariée est autorisé, mais ne doit pas être notifié pendant le congé de maternité, période de protection absolue de la salariée.

Licenciement femme enceinte : sanctions en cas de non-respect de ces dispositions

L'article L. 1132-4 du Code du travail dispose que le licenciement survenu avant le congé de maternité ou dans un délai de 4 semaines après celui-ci pour un motif différent de la faute grave ou de l'impossibilité de maintenir le contrat de travail pour un motif étranger à la grossesse est nul.

Selon les dispositions de l'article L. 1225-5 du Code du travail, le licenciement d'une salariée est annulé lorsque celle-ci envoie à son employeur dans les 15 jours suivant ce licenciement, par lettre recommandée, un certificat médical justifiant qu'elle est enceinte.

La salariée peut :

  • saisir le conseil des prud'hommes pour obtenir l'annulation de ce licenciement, sa réintégration (c'est à dire demander son retour à son poste ou un poste équivalent) et le rappel de ses salaires jusqu'à la réintégration ;
  • solliciter des dommages et intérêts.

Pour en savoir plus :

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Rupture côté employeur

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Licenciement

Droit du travail et licenciement Indemnités de licenciement Licenciement CESU Nullité du licenciement Lettre de licenciement remise en main propre Licenciement pour faute lourde Licenciement d'une femme enceinte Licenciement pour abandon de poste Licenciement pour inaptitude médicale Licenciement économique collectif Droits des salariés lors d'un licenciement économique CPF et licenciement Licenciement d'un salarié protégé Licenciement économique individuel Indemnité compensatrice de congés payés Transaction suite à licenciement Préparer son entretien de licenciement Ordre des licenciements Licenciement pour retard Contrat de travail : comment éviter d'avoir à faire son préavis ? Procédure licenciement Licenciement pour inaptitude avec danger immédiat Entretien préalable au licenciement Licenciement sans préavis Après un licenciement Licenciement suite à un accident du travail Indemnités de licenciement imposables Licenciement pour maladie professionnelle Lettre de licenciement pour faute grave ou lourde Indemnité transactionnelle Licenciement pour restructuration Licenciement pour insuffisance professionnelle Notification d’un licenciement économique Licenciement pour insubordination Licenciement prud'hommes Licenciement pour absence injustifiée Procédure en cas de licenciement économique Notification à la DIRECCTE d’un licenciement économique de 1 à 9 salariés Demande de dispense de tout ou partie du préavis Incompatibilité d'humeur au travail Reclassement Indemnité supra légale Lettre de licenciement Convocation à l'entretien préalable de licenciement Licenciement économique Formalités licenciement Licenciement avec transaction Motif licenciement Licenciement pour faute Contrat de sécurisation professionnelle Convocation à un entretien préalable de licenciement pour faute grave ou lourde Inaptitude totale Préavis licenciement Licenciement pour vol Conséquences du licenciement sur la protection sociale Cif et licenciement Licenciement injustifié Licenciement pour inaptitude Information de la DIRECCTE d'un licenciement économique de plus de 10 salariés Refus de travailler Contester un licenciement Plan de sauvegarde de l'emploi Licenciement pour faute grave Rupture du contrat de travail Notification de licenciement pour abandon de poste Licenciement pour absences répétées Licenciement en CDI Contestation d’un licenciement injustifié auprès de l’employeur Jours de carence et licenciement Faute simple Demande de convocation en audience de conciliation des prud'hommes pour licenciement abusif Licenciement pour maladie Licenciement pour cause de liquidation judiciaire Que faire en cas de faute grave d'un salarié ? 7 recours pour faire face à un licenciement arbitraire Contestation du licenciement économique

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